MALADIES INFECTIEUSES - PART 2 - Pdf 14

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Prévention en pratique médicale, Avril 2006

L'influenza aviaire A/H5N1
Plusieurs sous-types aviaires du virus de l’influenza ont récemment
affecté les volailles (ex. : H9N2 en Asie, H7N7 aux Pays-Bas,
H7N3 au Canada). Cependant, l'épizootie/panzootie causée par le
virus A/H5N1 est une source d'inquiétude car ce virus affecte des
oiseaux sauvages et la volaille dans un grand nombre de pays comp-
tant plus de la moitié de la population mondiale.
Depuis 1997, le virus A/H5N1 a subi plusieurs changements géné-
tiques. Ils ont affecté la transmission du virus parmi les oiseaux
sauvages et la volaille et ont augmenté sa pathogénicité, sa létalité,
sa capacité d'être excrété par des oiseaux infectés asymptomatiques,
sa propagation le long des routes migratoires et sa survie dans l'en-
vironnement.
Heureusement, ces changements complexes du virus A/H5N1 n'ont
eu aucun impact sur l'humain car il ne se transmet pas facilement de
l'oiseau infecté à l'humain et nullement entre humains. Cependant,
le risque d'exposition humaine s'accroît au fur et à mesure que le
virus se transmet aux volailles, surtout si ces oiseaux vivent à pro-
ximité des humains comme c'est le cas dans plusieurs régions
d'Asie. Puisqu'on ne peut pas prédire l'apparition ou l'évolution de
mutations spécifiques chez les virus Influenza A, il est impossible
de savoir si et quand le virus A/H5N1 pourra acquérir la capacité de
se transmettre facilement entre humains tout en ayant les deux
autres propriétés nécessaires pour déclencher une pandémie (voir
l'encadré p. 3). De plus, les connaissances scientifiques actuelles ne
nous permettent pas de préciser quelles mutations spécifiques
seraient associées à l'acquisition de cette capacité. C'est pourquoi
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) effectue une surveil-

moment (1-866-248-6936).

Classification et dénomination
• Types
On distingue trois types de virus Influenza désignés A, B et C. Les
virus de type A infectent les humains mais aussi les oiseaux et
d'autres mammifères terrestres et aquatiques. Ils sont responsables
de la plupart des épidémies saisonnières ou annuelles d'influenza et
ont causé les pandémies passées.
• Sous-types
La dénomination des virus Influenza A est constituée à partir du
nom de deux antigènes de surface, appelés hémagglutinine (H) et
neuraminidase (N). Ces lettres H et N suivies chacune par un chiffre
identifient le sous-type (ex. : A/H5N1). Il existe 16 sous-types
antigéniques de H et 9 de N. Ainsi, on pourrait dénombrer jusqu’à
144 combinaisons HN.La plupart des sous-types de H et de N exis-
tants sont présents chez les oiseaux sauvages, constituant un réser-
voir immense et mobile de sous-types de virus Influenza A. Jusqu'à
maintenant, seuls des sous-types H1, H2 et H3 ont circulé entre
humains.
• Souches
Par ailleurs, chaque combinaison peut compter plusieurs souches.
Ainsi, au Québec, entre 1990 et 2005, une dizaine de souches du
H3N2 ont circulé dont la A/Beijing/32/92, la A/Wuhan/359/95 et la
A/Panama/2007/99. Le vaccin recommandé par l’OMS pour 2006-
2007 comprend la souche H3N2 A/Wisconsin/67/2005. De même,
on connaît plusieurs dizaines de souches pour le H5N1 aviaire.

Le processus de mutation
Chez le virus de l’influenza A, les caractères antigéniques sont en

Neuraminidase
(N)
Lipides de
l’enveloppe
Il n’y a aucun danger à manger de la volaille si on la
fait cuire comme elle devrait toujours l’être.
3
Comment le virus peut venir à nous
Les oiseaux sauvages
transportent le virus
de la grippe sans
être malades
Ils le transmettent
aux volailles
Les porcs, sensibles à la fois aux virus avia
et aux virus humains, facilittent le passage
maladie à l’homme.
H
s
2
3
Prévention en pratique médicale, Avril 2006
Composition du vaccin contre linfluenza
L’OMS recommande que les vaccins contre l'influenza qui
seront utilisés durant la saison 2006-2007 (hiver de l'hémis-
phère Nord) contiennent des souches d'influenza analogues :
- au virus A/New Caledonia/20/99(H1N1) ;
- au virus A/Wisconsin/67/2005 (H3N2);
- au virus B/Malaysia/2506/2004.


l’évolution des virus de l’influenza.
Mais pour véritablement profiter de ces longeurs d’avance, il nous
faut éviter de trébucher dans l’exercice de la vigilance et de la
prévention quotidiennes.

La préparation d’un vaccin
Trois conditions* doivent être réunies pour
qu'une pandémie puisse se déclencher
1- Le sous-type viral doit être nouveau et la population
générale n'a pas ou a peu d'immunité contre ce virus.
2- Le nouveau virus doit pouvoir se multiplier chez l'humain
et provoquer une maladie grave.
3- La transmission interhumaine du nouveau virus doit être
efficace, entraînant des chaînes soutenues de transmission
et des éclosions à l'échelle de populations entières.
Le virus A/H5N1 possède actuellement les deux premières
propriétés mais pas la troisième.
* En l’absence d’accès rapide à un vaccin efficace.
La fabrication des vaccins contre l'influenza
annuelle à partir des souches circulantes cul-
tivées sur des embryons de poulets, exige des
efforts de production qui s'échelonnent sur
environ 6 mois.
Les premiers travaux de fabrication d'un vac-
cin avec le H5N1 se sont heurtés au fait que
le virus tuait les embryons de poulet. Depuis, on a réussi à retirer
les molécules responsables de sa haute pathogénicité. Les technolo-
gies sont maintenant à point pour fabriquer plus rapidement un
nouveau vaccin qui aurait le potentiel d'offrir une meilleure protec-
tion avec la même sécurité et à moindre coût .

4
5
aires
de la
H5N1 «saute» directement
de la volaille à l’humain,
sans l’intermédiaire du porc.
Les citadins
attrapent la grippe
de la volaille
dans les marchés.
Si le virus de la grippe aviaire devient
transmissible entre humains,
une pandémie est possible.
www.msss.gouv.qc.ca/pandemie
Le ministère de la Santé et des Services
sociaux a rendu public le 9 mars dernier
le volet «santé» du Plan québécois de
lutte à une pandémie d’influenza et a
enjoint les agences de santé et de servic-
es sociaux ainsi que les centres de santé
et de services sociaux de préparer des
plans régionaux et locaux s’y arrimant.
L’omnipraticien demeure un intervenant
clef tout autant pour la prévention que
pour l’intervention en cas de pandémie.
Il convient qu’il ait son plan lui aussi.
Association
des Médecins
Omnipraticiens

courriel:
ISSN (version imprimée) : 1481-3734
ISSN (version en ligne) : 1712-2937
Dépôt légal
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2006
Bibliothèque et Archives Canada, 2006
Numéro de convention : 40005583
révention
en pratique médicale
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Prévention en pratique médicale, Avril 2006
Pour s’informer
www.santepub-mtl.qc.ca/pandemie
1918, 1957, 1968, le SRAS, êtes-vous prêts pour demain ?
Que ferez-vous :
z pour renforcer les mesures de prévention
des infections dans votre clinique ?
z pour séparer les patients avec fièvre et
toux des autres dans la salle d'attente ?
z pour mettre à leur disposition des masques
chirurgicaux dits «de procédure» et du
rince-mains virucide ?
z pour nettoyer et désinfecter les surfaces
plus fréquemment ?
z pour mettre une barrière ou une distance
entre votre personnel d'accueil et les
patients ?
z pour vous protéger vous-mêmes ?
z pour gérer le débordement de votre clini-
que en retardant les rendez-vous qui ne

z si dans un contexte social où on enregistre
un taux d'absentéisme général de 30%,
vos collègues, votre personnel clérical et
d'entretien ménager désertent le bureau
parce que malades ou parce que les écoles
sont fermées ou encore, doivent rester à la
maison pour prendre soin de leurs proches
ou ne veulent tout simplement pas s’ex-
poser ?
z si des personnes de votre entourage fami-
lial ou professionnel décèdent ?
z si vous êtes vous-même malade ?
z lorsque vous serez interpellés pour par-
ticiper à l'effort collectif en offrant vos
services dans des sites de soins non tradi-
tionnels ou encore prêter main forte à vos
collègues des hôpitaux débordés ?
Une nouvelle MRSI pandémique n’affecterait pas seulement vos patients mais aussi
votre personnel, vos proches et vous-même. Tous les environnements seraient touchés:
les urgences des hôpitaux, votre clinique, la garderie de vos enfants, votre quartier
résidentiel, à la ville comme à la campagne. Et même les plages du Mexique
D’ailleurs les frontières seraient peut-être bien fermées. Y êtes-vous prêts ?
En morbidité et en mortalité, la sévérité
de la prochaine pandémie d’influenza
humaine reste incertaine. Par contre, les
experts de santé publique laissent enten-
dre que la survenue d’une nouvelle
souche capable de la provoquer est
inéluctable.
Le SRAS nous a appris que l’influenza

pensera au cheval, et non au zèbre. C’est normal.
Mais il ne faut pas oublier le zèbre
Comme pour bien des maladies infectieuses plutôt
rares dans le contexte montréalais, le médecin devra
faire preuve de perspicacité pour détecter les cas
d’infection aux agents biologiques les plus
susceptibles d’être utilisés par des terroristes.
Dès qu’il y a soupçon clinique
d’une maladie infectieuse grave,
signalez-le immédiatement
à la Direction de la
santé publique.
Plus le signalement de tels cas sera-t-il rapide, plus
tôt l’enquête épidémiologique pourra-t-elle être
déclenchée, réduisant d’autant la transmission de la
maladie. Le clinicien reste responsable du suivi de
son patient et de ses proches, la santé publique
conduisant l’enquête auprès des autres victimes
potentielles.
L’acte suspecté ou annoncé
Lorsqu’un acte de bioterrorisme est suspecté ou
annoncé, les personnes exposées sont d’abord prises
en charge par la Direction de la santé publique. Si
le produit en cause s’avère infectieux, un réseau de
cliniciens sera sollicité pour le suivi des personnes
1
État de situation
La DSP s’y préparait
DÉCLARATION DE MALADIES ET INTOXICATIONS À
DÉCLARATION OBLIGATOIRE

été organisées afin de préparer le personnel à faire
face à de tels événements. En juin 2000, la DSP a par-
ticipé à l’organisation et à la tenue d’une simulation
(Centauri 2000) mettant à contribution des représen-
tants de la plupart des instances qui pourraient être
À Montréal
Depuis la première alerte au charbon (anthrax), parmi
les 1 500 appels reçus par les forces policières, seule-
ment 9 ont présenté suffisamment de crédibilité pour
justifier l’intervention de professionnels de la santé
publique. La présence du Bacillus anthracis n’a été
confirmée dans aucun cas.
Aux États-Unis
En date du 10 décembre 2001, 23 cas d’infection au
charbon ont été confirmés: 5 des 11 cas d’infection par
inhalation sont décédés. Quelque 30,000 personnes
ont reçu un début de prophylaxie et 5 000 une
proprophylaxie complète.
vraisemblablement infectées. Toutefois, la vigilance
du médecin de première ligne demeure essentielle
pour dépister les cas chez des personnes qui auraient
pu être autrement exposées et ne pas avoir été
identifiées par l’équipe d’urgence.
1
D é cembre 2001
BIOTERRORISME
Le médecin fait partie du réseau de surveillance
et de réponse de la santé publique
2
Pré vention en pratique mé dicale, Dé cembre 2001

Morve
Encéphalites transmises par moustiques
Autres
Moindre
Moindre
Moindre et/ou retardé
Selon les protocoles habituels
et l’urgence d’intervenir
Catégorie C
Hantavirus
Fièvre jaune
Tuberculose multirésistante
Encéphalites transmises par tiques
Autres
Peu connue: nécessiterait beaucoup
de travaux préparatoires
Variable
Variable
Variable
L’approche syndromique*
Infectieux
Catégorie A
Infectieux
Catégorie B
Chimiques**
Immédiat
C
yanures
Agents
neurotoxiques

hémorrhagiques
Vésicants
Irritants
Substances anti-
émeutes
Autres
Gastro-intestinal
C
harbon
Salmonellose
Shigellose
Choléra
Agents
neurotoxiques
Cyanures
Autres
Fébrile
inexpliqué
Fièvre Q
Brucellose
Respiratoire
Neurologique
* Adapté de MMWR (CDC) April 21, 2000/Vol. 49/No. RR-4
Toutes ces infections sont à déclaration obligatoire et dès que soupçonnées, elles devraient être signalées à la Direction de la santé publique
* Adapté de Kortepeter M. et coll. Medical Management of Biological Casualties Handbook. U.S. Army Medical Research, Institute of Infectious Diseases, September 2000.
** La rapidité de survenue et la gravité des effets des agents chimiques entraînent une prise en charge par les services d’urgence pré-hospitalisation. Il est peu probable que les personnes
fortement exposées se présentent en cabinet privé ou CLSC. Toutefois, les personnes faiblement exposées pourraient fuir le site de l’événement et se présenter en clinique, au CLSC ou à
l’hôpital. Dans ces cas, le risque de contamination des intervenants peut exister.
1. Connaître les agents
2. Distinguer parmi les symptômes, penser à l’improbable

Ingestion
Contact cutané
Très rare
1 à 6 jours;
jusqu’à 60 jours
Douleurs thoraciques
Épanchement pleural
Médiastin élargi
Douleurs
Ascite
Diarrhée
Démangeaisons
Vésicules
Escarres noires
Ceux de l’influenza
(voir tableau page 4)
Pratiques
préventives
de base*
Botulisme
Alimentation
Inoculation
Inhalation
Non
8 à 36 heures
parfois plusieurs jours
Dysphagie
Constipation
Diplopie
Paralysie flaccide

2 à 4 jours
Hémoptysie
Isolement
Précautions contre
transmission par
contact et gouttelettes
Tularémie
Inhalation
Ingestion
Piqûre ou coupure
Non
1 à 21 jours
Toux sèche
Ulcération du site
d’inoculation
avec adénopathie
régionale
Pratiques
préventives
de base*
Variole
Inhalation
Oui
7 à 19 jours
Lésions maculopapu-
laires puis vésiculai-
res, commençant à la
tête et aux extrémi-
tés (y compris paume
des mains et plante

Si un patient se présente par crainte d’infection au charbon (anthrax) nous vous
recommandons, suite à votre évaluation habituelle, la conduite suivante selon les
circonstances :
Un patient se présente parce qu'il est impliqué :
1) dans un événement signalé à la police, enquêté, jugé suspect et à
risque :
Les signalements d’ « événements suspects » sont enquêtés par les forces
policières auxquelles se joignent, selon les circonstances, des experts de la
santé publique en environnement et en maladies infectieuses. Si un événement
est jugé suspect et que le risque d'exposition est réel, les professionnels de la
santé publique s'assurent du suivi immédiat des personnes exposées (incluant,
si indiquée, une prescription initiale de chimioprophylaxie).
Normalement, cette personne ne devrait pas se présenter à l'urgence ni en clinique
pour évaluation. Dans le doute sur la situation décrite par le patient, contacter le
médecin de garde à la santé publique.
2) Dans un événement signalé, enquêté, jugé non suspect et sans risque :
La santé publique ne fait pas de suivi des personnes impliquées. Une personne
inquiète pourrait néanmoins consulter. Dans ce cas, il convient de rassurer le
patient en lui expliquant que :
• pas de prescription d'antibiotique indiquée,
• pas de prélèvement à faire,
• pas d’isolement nécessaire.
3) Dans un événement non signalé donc non enquêté :
L'évaluation initiale de l'événement doit être faite par les équipes policières
spécialisées. La personne doit signaler rapidement l'événement à la police (911).
À ce stade :
• La prescription d'antibiotique n'est pas indiquée.
• Aucun prélèvement n'est nécessaire.
• L'entourage des personnes exposées n'est pas à risque.
Par la suite, après l'enquête policière, si l'événement est jugé suspect et présente

www.santepub-mtl.qc.ca www.cdc.gov
Incidence
Agent(s) causal(s)
Rhinorrhée
Congestion nasale
Mal de gorge
Dyspnée
Douleurs thoraciques ou pleurétiques
Nausées
Vomissements
Radiographie pulmonaire anormale
Immunisation
SAG
Beaucoup plus fréquent que le charbon, même
dans les régions où celui-ci est endémique
Nombreux organismes
Fréquente
Fréquente
Fréquent
Rare
Rares
Rares
Rares
Rare
La vaccination anti-grippale n’exclut pas le
diagnostic de SAG
Charbon
Rare
Bacillus anthracis
Rare

immédiate et historique :
• Écouter ce qu'il a à dire.
• L'inviter à parler en détail de ses émotions et réac-
tions suite à cet événement.
• Tenir compte des impacts réels vécus par le patient :
perte d'emploi, insécurité économique, sociale et poli-
tique, avenir incertain, etc.
• Normaliser son inquiétude : il est normal d'être
bouleversé, triste ou en colère, notamment s'il y a
déjà une histoire antérieure de traumatisme.
• Dédramatiser la situation en la replaçant dans la
réalité présente.
• Soutenir le patient et s'assurer qu'il reçoit un soutien
suffisant de la part de son entourage.
• Se rappeler que si une médication peut contribuer à
réduire certains symptômes d'anxiété, d'insomnie et
d'inhibition dépressive, elle ne saurait en aucune
façon constituer l'essentiel de la thérapie qui doit
avant tout reposer sur la verbalisation et le soutien.
• Si certains enfants sont devenus craintifs, les
rassurer en leur disant qu'on les aime et qu'on va
prendre soin d'eux.
• Ne pas les critiquer s'il y a des comportements
régressifs.
• Si la mise au lit est devenue difficile, prendre un
peu plus de temps à ce moment-là pour les rassurer;
suggérer de laisser une veilleuse allumée au besoin.
• Maintenir, dans la mesure du possible, les activités
quotidiennes et les routines familiales.
• Que les parents prennent soin d'eux-mêmes s'ils

les formulaires du ministère de la Santé et des
Services sociaux, des photocopies des extraits
informatiques du laboratoire et de la clinique ou le
formulaire proposé ci-joint en encart.
Complètement
Il est important que tous les renseignements exigés
par le Règlement soient fournis afin que la santé
publique puisse intervenir rapidement et compiler
des statistiques valables. Sinon, nous devrons com-
pléter la déclaration en appelant le médecin.
Prendre le temps de déclarer complètement sauve
du temps à tous.
Rapidement
Le délai d’intervention efficace auprès des contacts
d’une personne malade ou dans la communauté est
court. Il est en effet inférieur à la période d’incubation
de la maladie. Au-delà de ce délai, l’intervention perd
généralement de son efficacité, la déclaration restant
cependant essentielle. Il est donc primordial de
déclarer rapidement.
Confidentiellement
Seule la préposée à la saisie des données et le
médecin ou l’infirmière qui assure le suivi du cas
connaissent les noms des personnes faisant l’objet
d’une déclaration. Ces personnes, comme tout le
personnel de l’Unité Maladies infectieuses, ont
signé un engagement à la confidentialité. Par
ailleurs, toutes les procédures de saisie, d’analyse
informatique et d’archivage sont strictement
conformes aux règles de la Commission de l’accès à

6
Pré vention en pratique mé dicale, Dé cembre 2001
Un bulletin de la Direction de la santé publique
de Montréal-Centre publié avec la collaboration de
l’Association des médecins omnipraticiens de Montréal
dans le cadre du programme Prévention en pratique médicale
coordonné par le docteur Jean Cloutier.
Ce numéro est une réalisation de l’unité
Maladies infectieuses.
Responsable de l’unité : D
r
John Carsley
Rédactrice en chef : D
r
Monique Letellier
Édition : Blaise Lefebvre
Infographie : Manon Girard
Rédacteurs : D
r
Robert Allard
D
r
Anne Bruneau
D
r
Mylène Drouin
Collaborateurs : Lucie Bédard
Jocelyn Lavigne
Luc Lefebvre
D

uctions
ci-bas
- prière de faire des copies -
Destinataire : Unité Maladies infectieuses, Direction de la santé publique de Montréal-Centre
Télécopieur dédié confidentiel : (514) 528-2461
MALADIES À DÉCLARATION OBLIGATOIRE PAR LE MÉDECIN
À DÉCLARER D'URGENCE PAR TÉLÉPHONE OU TÉLÉGRAMME SIMULTANÉMENT AU MINISTRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX ET AU DIRECTEUR DE LA
SANTÉ PUBLQIUE DE VOTRE TERRITOIRE ET À CONFIRMER DANS LES 48 HEURES À L'AIDE DE LA PRÉSENTE FORMULE
- botulisme (005.1) - fièvre de Lassa (078.8) - fièvre jaune (060) - peste (020)
- choléra (001) - fièvre hémorragique africaine (Ebola) (078.8) - maladie de Marburg (078.8) - variole (050)
À DÉCLARER À L'AIDE DE LA PRÉSENTE FORMULE (CI-HAUT) AU DIRECTEUR DE LA SANTÉ PUBLIQUE DE VOTRE TERRITOIRE DANS LES 48 HEURES :
- coqueluche (033) - Infections à
Chlamydia trachomatis
: - infections à méningocoques (036) - rage (071)
- diarrhée épidémique (009.2) · génitales (099.4, 099.8, 616) - infections invasives à streptocoque - rougeole (055)
- diphtérie (032) · oculaires (076, 077.0) (035.0, 038.0, 038.2, 041.0, 041.2, - rubéole (056)
- fièvres typhoïde (002) · pulmonaires (483) 320.2, 481, 482.3, 711.0, 728.0, 730.2, - rubéole congénitale (771.0)
et paratyphoïde (002) 785.5, 998.5) - scarlatine (034.1)
- hépatite virale (070) - Infections à
Haemophilus influenzae
: - légionellose - tétanos (037)
- herpès néonatal (054) - méningite (320.0) - lèpre (030) - toxi-infection alimentaire (005)
- bactériémie (038.4) - oreillons (072) - tuberculose (010-018)
- autres formes envahissantes (041.5) - poliomyélite (045)
Intoxications par :
- benzène (982.0) - monoxyde de carbone (986) · cyanure (989.0) · dioxyde (gaz) (987.3)
- béryllium et ses composés (985.3) - nitro et amino dérivés du benzène, · mixte (989.4) · hydrogène (987.8)
- chlore et ses composés phénol et leur homologues · organochloré (989.2) · médicinal (onguent) (976.4)
· chlore gazeux (987.6) · vapeur (987.8) · organophoshoré (989.3) · pesticide (vapeur) (989.4)
· composé (983.9) · solvants (982.9) · strychnine (989.1) · vapeur NCA (987.8)

et ont bien démontré leur efficacité pour diminuer
le nombre d’épisodes d’asthme nocturne, de visites
médicales imprévues, de consultations à l’urgence,
d’hospitalisations et d’absentéisme.
Vous trouverez dans ce bulletin :
• Une approche intégrant l’autogestion au
traitement de la MPOC et de l’asthme.
• Une liste des ressources nécessaires à la
prise en charge.
Des outils comprenant :
• Un manuel d’autogestion pour la MPOC
avec plan d’action.
• Un plan d’action pour l’asthme.
• Un outil d’aide à la décision dans le
traitement de l’asthme.
• Le test de 30 secondes sur l’asthme.
Par Dr Jean Bourbeau, pneumologue,
Institut Thoracique de Montréal de l’hôpital
Royal Victoria, CUSM
Épidémiologiste, Unité d’épidémiologie
respiratoire, Université McGill
La MPOC est la conséquence de décennies de
tabagisme et du vieillissement de la population.
Au Canada 5,4 % de la population âgée de 55 à 64
ans et 8,3 % de la population âgée de 65 à 74 ans
a été diagnostiquée comme souffrant de MPOC. Les
femmes dont les habitudes tabagiques ont changé
au cours des 30 dernières années sont de plus en
plus atteintes par cette maladie. La morbidité et la
mortalité en sont plus élevées que pour l’asthme.

d’appoint, peut améliorer la dyspnée chez environ
un patient sur quatre ou cinq mais est souvent
mal tolérée et comporte le risque de nombreuses
La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et l’asthme sont les maladies respiratoires
obstructives les plus fréquentes. Au Canada en 1997, la MPOC était la 4e cause d’hospitalisation
chez l’homme et la 6e chez la femme. L’hospitalisation augmente proportionnellement à l’âge, une
tendance qui devrait se poursuivre avec le vieillissement de la population et le tabagisme encore fort
prévalent dans notre société. L’asthme représente aussi un fardeau important, en coûts directs et
indirects. Souvent considérées à tort comme des maladies épisodiques, la MPOC et l’asthme sont
plutôt des maladies chroniques. Une approche de soins aigus ne répond plus aux besoins de ces
patients. Nombreux sont ceux qui ne sont pas invités à participer à des programmes préventifs aux
différents stades de leur maladie. L’éducation orientée vers la prise en charge autonome de la
ma-ladie, c’est à dire l’autogestion, a été proposée comme étant la base des soins des maladies
chroniques et les évidences s’accumulent sur l’impact positif de tels programmes, tant sur l’amélio-
ration de la qualité de vie que sur la réduction de l’utilisation des services hospitaliers.
LA MALADIE PULMONAIRE OBSTRUCTIVE CHRONIQUE (MPOC) ET L’ASTHME
Patients et médecins partenaires en prévention
Décembre 2001
La MPOC
2
Pré vention en pratique mé dicale, Dé cembre 2001
Caractéristiques du plan
d’action essentiel pour la
prévention de la MPOC
L’asthme
Par Dr Ron Olivenstein, pneumologue,
Institut Thoracique de Montréal de l’hôpital
Royal Victoria, CUSM, Université McGill
L’asthme est une affection inflammatoire
chronique des voies aériennes associée à une

irréfutables à l’effet que les programmes de réadap-
tation pulmonaire incluant le réentraînement à
l’effort des membres inférieurs et supérieurs
améliorent la dyspnée, la tolérance à l’effort ainsi
que la qualité de vie et réduisent l’utilisation des
services hospitaliers chez ces patients, peu importe
l’âge et le degré de sévérité. Souvent, les patients
ne seront référés à un tel programme qu’en stade
avancé alors qu’ils auraient pu en bénéficier plus
tôt. Le médecin devrait référer son patient à un tel
programme aussitôt qu’il présente une limitation
dans ses activités sociales ou de loisir, malgré un
traitement optimal de sa maladie. En présence
d’hypoxémie chronique, l’oxygénothérapie domici-
liaire améliorera la qualité et la durée de vie.
environ 6% de la population canadienne. La prise
en charge de l’asthme passe par :
• le diagnostic,
• la prévention en éliminant l’exposition aux
facteurs déclencheurs,
• le traitement à l’aide de broncho-dilatateurs et
d’agents anti-inflammatoires,
• la prévention de l’aggravation, surtout par des
mesures de contrôle environnementales,
• l’autogestion fait partie de la prise en charge.
MPOC : Autogestion et prévention
Les guides de pratique aux niveaux national et
international ne contiennent pas de référence à
des programmes d’autogestion spécifique à la
MPOC contrairement à l’asthme. Les programmes

exacerbations, font l’objet de controverse et
devraient être réservés à ceux dont la maladie
est sévère et qui présentent des exacerbations
fréquentes nécessitant une antibiothérapie et
une corticothérapie orale;
• Minimiser la sévérité et les conséquences de
l’exacerbation en utilisant un plan d’action.
• Écrit, simple et adapté aux besoins du
patient.
• Prescrit, il peut être enseigné par le
médecin ou un intervenant pivot.
• Accès au médecin ou à un intervenant
pivot pour commencer en toute sécurité
un traitement précoce, faire le suivi de
la réponse au traitement et réduire les
visites à l’urgence et les hospitalisations.
L’accès à des soins et services à domicile
pourra permettre, pour certains patients,
d’éviter l’hospitalisation en présence
d’une exacerbation sévère mettant
potentiellement sa vie en danger.
• Mesures spécifiques à prendre s’il y a
symptômes d’infections (deux des trois
éléments suivants : augmentation de la
dyspnée, de la quantité d’expectorations
ou sécrétions purulentes):
- augmentation des broncho-dilatateurs
inhalés;
- antibiothérapie selon la sévérité de la
MPOC et les résistances aux antibiotiques

coucher.
- Faire laver lanimal au moins une fois
par semaine.
Acariens:
Utiliser des housses hermộtiques pour le
matelas et les oreillers.
Laver la literie leau trốs chaude une
fois par semaine.
Garder le taux dhumiditộ dans la chambre
entre 40% et 50%.
Cafards (coquerelles):
Cause frộquente daggravation de
lasthme.
Appeler un service spộcialisộ en
extermination.
Fumộe secondaire du tabac :
ẫviter lexposition.
Demander aux fumeurs de fumer
lextộrieur ou sous la hotte de cuisine.
Smog (inversion atmosphộrique) :
Rester lintộrieur
ẫviter de faire de lexercice lextộrieur
ce moment-l
Chauffage au bois :
ộviter.
Mesures prộventives
dans lenvironnement
Utile pour le bureau: coỷt environ 50$;
couvert par laide sociale.
Important surtout chez les patients qui

Asthme : un dộfi diagnostique
Les symptụmes de lasthme sont peu spộcifiques.
Soupỗonner lasthme en prộsence de:
symptụmes respiratoires persistants et paroxys-
miques comme la dyspnộe, loppression
thoracique, les sifflements dans la poitrine et la
toux particuliốrement en prộsence dantộcộdents
personnels ou familiaux dasthme;
rộponse accrue des allergốnes ou agents de
provocation;
symptụmes respiratoires rộcurrents suggộrant
une infection ne rộpondant pas une antibio-
thộrapie.
Confirmer la variabilitộ des dộbits expiratoires
laide dune mesure objective:
spiromộtrie : augmentation de 12% ou plus, de
prộfộrence 15 %, du Volume Expiratoire
Maximal Seconde (VEMS) (minimum 180 ml
chez ladulte) 15 minutes aprốs un broncho-
dilatateur inhalộ ou de 20 % ou plus (minimum
250 ml chez ladulte) de changement avec le
temps ou aprốs deux semaines de corti-
costộroùdes inhalộs ou de prednisone;
dộbitmốtre de pointe : 20% ou plus de changement
avec le temps ou 15 minutes aprốs un broncho-
dilatateur inhalộ;
test positif de broncho-provocation en laboratoire
spộcialisộ.
Asthme : un dộfi thộrapeutique
Le traitement vise la maợtrise de lasthme (voir le

costộroùdes en inhalation nest pas associộe des
troubles de croissance chez lenfant.
Lautogestion est efficace si le patient utilise la
mesure des dộbits de pointe ou ộvalue rộguliốrement
ses symptụmes. Un plan daction ộcrit, basộ sur
lộvolution des symptụmes, permet de prendre une
part active au traitement en composant avec toute
perte de maợtrise pour ộviter que lexacerbation ne
saggrave et ainsi gộrer la crise.
Pour rộaliser une maợtrise adộquate de lasthme,
lenseignement, lautogestion et le suivi doivent
faire partie de la prise en charge pour en assurer le
maintien. Lenseignement pourra ờtre renforcộ par
dautres professionnels de la santộ dune ộquipe en place
ou par des ộducateurs spộcialisộs dans des Centres
denseignement sur lasthme (CEA), (voir liste page 4).
Association
des Médecins
Omnipraticiens
de Montréal
Un bulletin de la Direction de la santé publique
de Montréal-Centre publié avec la collaboration de
l’Association des médecins omnipraticiens de Montréal
dans le cadre du programme Prévention en pratique médicale
coordonné par les docteurs Jean Cloutier et Serge Nault.
Ce numéro est une réalisation de l’unité
Santé physique.
Responsable de l’unité : Gloria Sacks-Silver
Rédacteur en chef : D
r

MPOC
• LIGNES DIRECTRICES POUR LE TRAITEMENT DE LA
MALADIE PULMONAIRE OBSTRUCTIVE CHRONIQUE
(MPOC). 1
ère
ÉDITION 1998 « Comité de révision canadien
en pneumologie» . ISBN 1-894332-01-6. Certains
éléments thérapeutiques des lignes directrices ne sont
pas actualisés. De nouvelles lignes directrices du sous-
comité en MPOC de la Société canadienne de
Thoracologie sont prévues à l’automne 2002.
• GLOBAL INITIATIVE FOR CHRONIC OBSTRUCTIVE LUNG
DISEASE. GLOBAL STRATEGY FOR THE
DIAGNOSIS, MANAGEMENT, AND PREVENTION OF
CHRONIC OBSTRUCTIVE PULMONARY DISEASE
NHLBI/WHO WORKSHOP REPORT EXECUTIVE
SUMMARY 2001.
www.goldcopd.com/
ASTHME
• Lignes directrices issues de la Conférence
canadienne de consensus sur l’asthme 1999 (CCCA).
www.AsthmaGuidelines.com
• Asthma Guidelines Update 2001. Canadian
Respiratory Journal 2001;8 [Suppl. A]: 5A-27A
4
Centre d’enseignement sur l’asthme (CEA)
Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal
5400, boul. Gouin ouest
5e étage, aile H porte 14
Montréal (Québec) H4J 1C5

Tél. : (514) 345-4931, poste 2775
Téléc. : (514) 345-4744
Institut thoracique de Montréal
de l’hôpital Royal Victoria, CUSM
3650, rue St-Urbain
Montréal (Québec) H2X 2P4
Tél : (514) 849-5201, poste 32587
Téléc: (514) 843-2070
CLSC Verdun / Côte St-Paul
400, rue De l’Église
Verdun (Québec) H4G 2M4
Tél. : (514) 766-4882, poste 271
Téléc. : (514) 766-7443
CLSC Hochelaga-Maisonneuve
3454, rue Ste-Catherine est
Montréal (Québec) H1V 2E2
Tél. : (514) 521-3700, poste 728
Téléc. : (514) 521-8920
Hôpital Jean-Talon
1385, rue Jean-Talon est
Montréal (Québec) H2E 1S8
Tél. : (514) 495-6767, poste 6789
Téléc. : (514) 495-6775
Hôpital Santa Cabrini
5655, rue St-Zotique est
Montréal (Québec) H1T 1P7
Tél. : (514) 252-6483
Téléc. : (514) 252-6491
CLSC Pointe-aux-Trembles
13926, rue Notre-Dame est

pour le patient et sa famille avec un plan d’action
détachable qui peut être rempli par le médecin et
le professionnel entraîné, pour l’éducation au
patient atteint d’une MPOC. Par téléphone
1-800-263-5103, poste 5401.
/>(Disponible seulement en anglais en version
intégrale sur Internet). Breathe easy.
A Guide to Living with COPD
/>OUTILS ASTHME
• Centre de revue de l’utilisation des médicaments
(CRUM)
« Outil d’aide à la décision dans le traitement de
l’asthme » (adapté de la Conférence canadienne
de consensus sur l’asthme. CMAJ 1999; 161
[Suppl 11], S1-62).
« Plan d’action pour la personne atteinte
d’asthme » . Disponibles au secrétariat du CRUM
Courriel:
Téléphone: (418) 682-5185
• Glaxo Smith Kline
« LE TEST DE 30 SECONDES SUR L’ASTHME »
Disponible sur appel au 1-800-387-7374
Le traitement de la pneumonie :
ambulatoire et en centre de soins prolongés
• Indice de la sévérité de la pneumonie
• Bulletin de l’unité Maladies infectieuses Exacerbations
des maladies respiratoires et
pneumonies à l’hiver. Vol. 5, no5 –
décembre 2000 page 4 – 5.
/>telecharg_mi.html

Une recension d'études scientifiques révèle que,
bien conçues, les mesures de maintien ou de retour
au travail peuvent être bénéfiques pour un tra-
vailleur atteint d'un trouble musculo-squelettique
(TMS). L'inactivité prolongée est généralement
néfaste pour le processus de guérison d'une personne
souffrant de TMS. Le milieu de travail habituel est
l'endroit privilégié pour la réadaptation précoce
d'un travailleur dans la mesure où son travail est
productif et valorisant. Pour favoriser le rétablissement
et prévenir une rechute ou une aggravation de la
lésion, les tâches attribuées au travailleur doivent
correspondre à ses capacités physiques. Les
exigences des tâches peuvent augmenter selon
l'évolution de ses capacités jusqu'au moment où il
sera prêt à reprendre son travail habituel.
La prise en charge des travailleurs
Selon la politique de l'Association médicale cana-
dienne de 2000, le rôle du médecin consiste à
intégrer le retour au travail en temps opportun au
programme de soins de son patient. Pour ce faire,
le médecin doit :
1. établir le diagnostic et l'état fonctionnel du patient
en évaluant ses capacités et limitations par une
anamnèse et un examen physique appropriés;
2. discuter avec le patient de la durée prévue du
rétablissement et de l'effet positif que l'augmen-
tation précoce de l'activité et la reprise de ses
activités professionnelles peuvent avoir sur sa
guérison;

par la CSST, l'employeur doit avoir l'accord du médecin
traitant du travailleur pour attribuer l'assignation tem-
poraire qu'il propose. Le médecin doit alors se pronon-
cer sur les trois points suivants :
Le travail doit :
1. pouvoir être accompli raisonnablement par l'employé;
2. être sans danger pour la santé, la sécurité et l'intégrité
physique du travailleur, compte tenu de sa lésion;
3. favoriser sa réadaptation.
Éléments de réussite
pour le retour au travail
Que faire quand il y a une incertitude ?
Comment établir les exigences
physiques d'un travail, à partir
du cabinet du médecin?
Comment évaluer une proposition
d'assignation temporaire ou
de travail modifié ?
2
Aucun recours n'est prévu par la loi lorsque le
médecin traitant refuse ou néglige de se prononcer
sur l'assignation temporaire. Ni l'employeur ni la
CSST n'ont le droit de contester l'opinion du
médecin traitant mais l'article 37 de la Loi sur la
santé et la sécurité au travail prévoit toutefois que
le travailleur le peut.
Rien n'empêche un employeur d'utiliser le même
processus dans des dossiers qui ne sont pas en rela-
tion avec la CSST.
Comment évaluer une proposition

faire lui-même ces observations. Il doit ainsi estimer
les exigences de la tâche à accomplir à partir des
perceptions de son patient et des informations fournies
par l'entreprise. Néanmoins, en questionnant
judicieusement le travailleur et parfois l'employeur, il
est possible pour le médecin d'établir la présence et
l'importance des exigences physiques associées aux
tâches proposées.
Il est aussi important de se rappeler que, pour chacune
des exigences physiques, le risque d'aggravation ou de
rechute s'accroît avec :
• L'intensité de l'effort
L'intensité concerne notamment l'amplitude de
mouvement, le poids de l'objet manipulé et la force
exercée au cours d'une tâche.
• La durée de l'effort
Plus le travailleur est exposé longtemps à un
effort, plus le risque est grand.
• La fréquence de l'effort
Plus le travailleur exécute souvent un mouve-
ment ou adopte une posture, plus le risque est
grand.
La combinaison de ces facteurs aggravants aug-
mente encore le risque. Ainsi, associé à une forte
intensité le risque sera multiplié par une fréquence
soutenue et une durée importante. Par exemple, en
manutention (l'exigence), lever un objet lourd (inten-
sité) est encore une tâche comportant plus de risque
lorsqu'on l'exécute souvent (fréquence) ou longtemps
(durée). E I x D x F

l'expertise vise la réadaptation au travail.
Généralement, ces équipes sont constituées
d'ergonomes, d'ergothérapeutes de psychologues et de
médecins spécialisés qui peuvent mieux évaluer les
facteurs professionnels, les capacités de travail ou les
facteurs psychosociaux du travailleur qui engendrent
cette situation.
Éléments de réussite
pour le retour au travail
Outre la motivation du travailleur et la volonté de
l'employeur, un retour au travail réussi implique tou-
jours la collaboration du médecin. Il doit communiquer
à son patient le diagnostic, le plan de traitement, le
pronostic, la durée prévue de l'absence au travail et
celle de l'assignation temporaire. Il doit aussi répondre
à ses questions et à ses craintes. Il doit être disponible
si le travailleur rencontre des difficultés. Le médecin
doit également communiquer avec l'entreprise pour
discuter de la proposition d'assignation temporaire et
des modifications nécessaires pour respecter les restric-
tions fonctionnelles de son patient.
Le médecin doit comprendre que le retour ou le maintien
au travail d'une personne atteinte d'une TMS est un
phénomène souvent très complexe pour l'entreprise. Le
maintien ou le retour au travail en assignation tempo-
raire doit être productif pour l'entreprise et l'employé.
Le médecin doit prendre en considération son évaluation
clinique, les capacités de son patient et les tâches
qu'on propose de lui assigner avant de communiquer de
façon claire ses conclusions en gardant à l'esprit que

(DSP), www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/
telecharg/ppm.html trois formulaires de
recommandations des restrictions au travail,
adaptés respectivement aux personnes
atteintes de lésions au dos, au cou ou à
l'épaule et au coude, au poignet ou à la main.
Une équipe de chercheurs de la DSP est à valider
ces formulaires et aimerait recevoir vos
commentaires sur ces formulaires et leur
utilité dans votre pratique
Courriel:
Exigences physiques et principes relatifs aux TMS du dos
3
Prévention en pratique médicale, Décembre 2003
Exigences Principes
Tableau 1.
Exigences physiques et principes relatifs aux TMS du dos
1. La manutention
2. Les efforts pour déplacer un
objet ou de l’équipement en
tirant et en poussant
3. Les postures exigeantes :
• Assis ou debout
• Agenouillé ou accroupi
• En équilibre précaire
• Les bras devant soi sans support
• Tronc ou bras en :
- flexion, extension, torsion, rotation
4. Marcher
5. Actionner une pédale

• Lorsque les déplacements des pieds sont limités, comme sur les barreaux d'une échelle, adopter des postures en
équilibre précaire (par ex. s'étirer) pour atteindre des objets pose un risque de blessures au dos.
• Marcher, sur de longues périodes ou marcher vite, même sans charge, peut être difficile pour certaines personnes ayant mal au
dos.
• Des changements de directions rapides, des arrêts brusques et des départs précipités peuvent aggraver un problème au dos.
• Actionner une pédale, surtout en position debout, entraîne une posture asymétrique du dos et peut imposer une posture
immobile.
• Plus la longueur de la course de la pédale est grande et plus la force exercée est importante, plus c'est exigeant pour le dos.
Plus la pédale est actionnée souvent, plus le risque pour le dos est grand.
• Conduire un véhicule peut exposer le travailleur à des vibrations au corps entier et à de possibles contrecoups dus aux
inégalités du sol ou aux usages du véhicule.
• La suspension du véhicule et l'ajustement du siège auront un effet sur la contrainte au dos.
• La conduite de certains véhicules (d'un chariot élévateur par exemple) peut imposer des postures exigeantes pour le dos,
comme lorsque le conducteur recule et regarde en arrière, le dos en torsion.
• Conduire un véhicule peut imposer une posture immobile. Plus on la maintient longtemps, plus c'est exigeant.
• Les vibrations au corps entier, qu'elles soient transmises par le sol ou par un contact direct avec la source de vibrations,
peuvent entraîner ou aggraver un mal de dos.
Exigences physiques et principes relatifs
aux TMS du coude, de la main et du poignet
Exigences physiques et principes relatifs aux TMS du cou et de l’épaule
révention
en pratique médicale
4
Prévention en pratique médicale, Décembre 2003
Un bulletin de la Direction de santé publique
de Montréal-Centre publié avec la collaboration de
l’Association des médecins omnipraticiens de Montréal
dans le cadre du programme Prévention en pratique médicale
coordonné par le docteur Jean Cloutier.
Ce numéro est une réalisation de l’unité

Exigences physiques et principes relatifs aux TMS du cou et de l’épaule
Exigences Principes
1. La manutention
2. Les autres efforts engageant les bras
- tirer, pousser, lever, abaisser,
tourner,etc.
3. La répétition des mêmes
mouvements des bras
4. Les postures exigeantes
• Cou
- flexion, flexion latérale, extension
ou rotation
• Épaule
- flexion, extension, abduction,
rotation, élévation (haussement)
5. L’exposition des bras et des
mains à des vibrations provenant
d’outils
• Mêmes principes qu'au tableau 1, point 1.
• Mêmes principes qu'au tableau 1, point 2.
• Même si l'amplitude est faible et l'effort minime, la répétition des mêmes mouvements des bras ou de la tête peut
entraîner un problème pour le cou ou l'épaule.
• Une posture, même de faible amplitude, peut constituer une charge importante si on la maintient longtemps
(ex : maintenir les bras élevés sans appui). En position statique, un muscle contracté s'épuise beaucoup plus rapidement.
• Le travail musculaire statique n'est pas toujours facile à identifier étant donné l'absence de mouvement.
• Le risque associé à une posture contraignante est accru quand on exerce un effort en même temps.
• L'exposition des bras et des mains aux vibrations peut aggraver un problème à l'épaule.
www.santepub-mtl.qc.ca
révention
en pratique médicale

exigeant que de prendre ou serrer à pleine main.
• Une prise glissante, mouillée ou manquant de fermeté,
ainsi que le port de gants, exigent plus d'effort.
• À bout de bras (le coude en extension), le risque associé à la
supination et à la pronation est plus élevé.
• Le risque associé à ces postures est accru par la répétition et
l'exercice d'une force.
• La pronation de l’avant-bras et la flexion du poignet ou des
doigts peuvent aggraver une épitrochléite (face interne du
coude).
• La supination de l’avant-bras ou une extension du poignet ou
des doigts peuvent aggraver une épicondylite (face externe
du coude).
• L'exposition des mains à des vibrations provenant
d'outils, à des chocs ou à des contrecoups peut aggraver
un problème au coude, à la main ou au poignet.
• Le risque des vibrations s'accroît avec la durée de
l'exposition et son intensité. Le risque associé aux chocs
et aux contrecoups s'accroît avec leur fréquence et leur
intensité.
• Le frottement ou le contact prolongé avec une surface dure
peut comprimer des nerfs ou endommager d'autres tissus.
révention

en pratique médicale
CONSENSUS CANADIEN 2006 SUR LES LIPIDES*
1
P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , D é c e m b r e 2 0 0 6
Nouvelles valeurs cibles selon l’échelle de Framingham
FAITS PERTINENTS

< 65 ans
Tout adulte avec des signes d’hyperlipidémie (xanthome,
xanthélasma, arc cornéen), de la dyspnée, une dysfonc-
tion érectile, de la douleur rétrosternale à l’effort, de l’in-
sufsance rénale chronique, du lupus érythémateux systé-
mique ou avec évidence de maladie athérosclérotique
Toute autre personne avec facteur de risque de maladie
cardiaque







*adapté de Can J Cardiol Vol 22 No 11, pp 913-927, Septembre 2006
RISQUE À 10 ANS AUTRES CONDITIONS DE RISQUE RISQUE
LDL-C
mmol/L
Chol T /
HDL-C
> 20%
Maladie cardiaque
Maladie artérielle périphérique
Maladies cérébrovasculaire ou carotidienne docu-
mentée avec un index AB élevé
Majorité des diabètes (types 1 et 2) saufs pour les
jeunes, les diabétiques nouveaux ou sans compli-
cation ou sans aucun autre facteur de risque pour
maladie cardiaque (tour de taille élevé, HTA, lipi-

< 5,0 < 6
VALEURS CIBLES VISÉES
1
P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , D é c e m b r e 2 0 0 6
2
CONDUITE À TENIR
Viser l’atteinte des valeurs cibles
Rechercher une diminution des LDL-C de 40% dans les
cas de risque faible à modéré et de 50% dans ceux à risque
élevé

EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Pour un risque faible
Aucune investigation supplémentaire s’il n’y a aucun signe
athérosclérotique subclinique et s’il n’y a pas d’histoire
familiale de maladie cardiaque précoce ou de troubles
dyslipidémiques familiaux.
Pour un risque modéré
apoB : valeur cible de < 1,2 g/L si risque faible, < 1,05 g/L
si risque modéré et < 0.85 g/L si risque élevé. Le risque
est considéré élevé en présence de apoB > 1,2 g/L avec un
triglycéride >1,5 mmol/L.
hsCRP : marqueur d’inammation, associé au syndrome
métabolique et à l’obésité abdominale, utile pour mieux
dénir le risque de maladie cardiaque dans les catégories
de risque allant de 5% à 19%.
Lp(a) : indicateur d’athérosclérose. Une Lp(a) > 0,3 g/dL
avec soit un facteur de risque majeur ou un ratio CholT/
HDL-C > 5 indique la nécessité d’adopter une thérapie
plus agressive envers les LDL.

Améliorer la nutrition
- diminuer les acides gras saturés et les acides gras trans
- diminuer les sucres simples (diminution des TG)
- diminuer les glucides complexes (diminution des TG)
- augmenter l’apport en fruits, légumes et grains entiers
- augmenter les huiles insaturées – les gras mono et
polyinsaturés (augmentation des HDL)
- augmenter les acides gras oméga-3 (diminution des TG)
Garder un poids santé
- tour de taille < 102 cm (40 po) pour l’homme et < 88
cm (35po) pour la femme
- IMC idéal à 25, toléré jusqu’à 27 en l’absence de
facteur de risque
Pratiquer un exercice physique 4 à 7 fois par semaine
(diminue TG et augmente HDL)
- durée de 60 minutes si effort léger
- durée de 30 à 60 minutes si intensité modérée
- durée de 20 à 30 minutes pour un exercice vigoureux
Traitements pharmacologiques au besoin





Une réalisation de la Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal dans le cadre du
programme Prévention en pratique médicale (PPM).
Décembre 2006. Références : />ISSN : 1481-3734 (version imprimée); ISSN : 1712-2937 (version en ligne)
Progress report
The Public Health Department had been getting ready
BIOTERRORISM

Department immediately.
The quicker such cases are reported, the sooner the
epidemiological investigation can begin, thus
reducing transmission of the disease. Clinicians con-
tinue to manage their patients and close contacts,
and public health leads an investigation among
other potential victims.
Suspected or publicised acts
When an act of bioterrorism is suspected or announced,
people who have been exposed are first handled by
the Public Health Department. If the product
involved turns out to be infectious, a network of cli-
nicians are called upon to take charge of the people
who are likely to be infected. However, it is essential
1
REPORTING NOTIFIABLE DISEASES
AND POISONINGS
Monday to Friday, 8:30 A.M. to 4:30 P.M.:
• by confidential fax: 528-2461
• by telephone: 528-2400,
See page 5 for form to photocopy
Outside opening hours, for immediate epidemiological
help, call: 528-2400 and follow the instructions
.
emergency preparedness and environment protection
teams, health institutions, etc. at the municipal,
provincial and federal levels.
Moreover, staff members from the public health department
have attended courses and colloquia organised by the
CDC and the American army’s health services.

cases among people who may have been exposed but
who have not been identified by the emergency
response team.
1
December 2001
2
Prévention en pratique médicale, December 2001
Responding to bioterrorism
The role of front-line physicians: be vigilant
Categories of biological agents and their characteristics*
Principal agents or diseases
Ease with which it can be spread
as a bioterrorism agent
Case fatality rate
Social impact
Required public health response
Category A
Athrax
Botulism
Smallpox
Plague
Tularaemia
Viral haemorragic fevers
Great
High
Major and immediate
Specific and immediate
Category B
Salmonella
Shigella

2. When assessing the symptoms, think of what is least probable
Some physicians prefer a syndromic diagnosis. Unexpected infections may be hiding behind common symptoms.
Syndromic diagnosis*
Infectious
Category A
Infectious
Category B
Chemical**
Immediate
C
yanide
Nerve agents
Respiratory
irritants
Others
Delayed
Anthrax
Plague
Tularaemia
Q fever
Inhaled
staphylococcal
enterotoxin
Ricin
Phosgene
Nitrogen oxides
Immediate
C
yanide
Nerve agents

All these infections are notifiable diseases. As soon as you suspect them, you must report them to the Public Health Department
Syndromic
Agents
3
Characteristics of category A biological agents
Modes of
acquiring infections
through infectious
agents used as
biological weapons
Person-to-person
transmission
Incubation period
Characteristic
signs and
symptoms:
Respiratory
Gastrointestinal
Cutaneous
Neurological
Confounding signs
and symptoms
Precautions
to take
immediately
Anthrax
Inhalation
Ingestion
Cutaneous contact
Very rare

syndrome
Basic preventive
practices
Viral haemorragic
fevers
Contact with blood
and secretions
Inhalation
Yes
3 to 10 days,
up to 35 days
Signs of vascular
breaks
Bruising
Blood blisters, etc.
Isolation
Precautions against
contact, droplet, or
airborne transmission
Plague
(pneumonic)
Inhalation
Flea bite
Yes
2 to 4 days
Haemoptysis
Isolation
Precautions against
contact or droplet
transmission

the hands and soles
of the feet, with
presence of lesions
at different stages
simultaneously)
Isolation
Precautions against
contact, droplet, or
airborne transmission
* Canada Communicable Disease Report, Vol. 25S4, July 1999.
These infections should be reported as soon as they are clinically suspected.
Category A groups together the agents most likely to be used by terrorists.
Agents
Characteristics
Pré vention en pratique mé dicale, December 2001
4
Pré vention en pratique mé dicale, December 2001
3. Intervene with people who think they may have been
exposed to a suspicious substance believed to be biological
If a patient comes to see you for a medical check-up because they fear they
have been exposed to anthrax, once you have completed your usual evaluation,
we recommend that you proceed as follows:
A patient consults because he or she is involved in:
1) an event that has been reported to police, investigated, and considered
suspect and at risk:
MUC police investigate reports of "suspicious packages"; depending on the
circumstances, they are joined by public health environmental and infec-
tious disease experts. If an event is thought to be suspect and the risk of
exposure is real, public health professionals ensure follow-up for people who
have been exposed (including, if indicated, initial chemoprophylaxis

However, if the threat is seemingly real, the regional response to a terrorist act
is then activated and various actors are summoned.
A special police team (Hazmat) evaluates the risks of an explosive, nuclear, or
chemical attack at the site. A team from the Public Health Department com-
posed of environmental and infectious disease experts make their way to the
site to evaluate the degree of exposure, and the pertinence of decontaminating
individuals and the site, and of chemoprophylaxis for people who have come in
contact with the suspicious substance.
Later on, if necessary, environmental samples will be sent to the Laboratoire de
Santé Publique du Québec (LSPQ) for analysis. If indicated, public health physi-
cians will prescribe short-term chemoprophylaxis to the people who have been
exposed. Depending on the test results, people who were likely exposed will be
followed by the Régie régionale (RRSSS) and the Public Health Department;
these two institutions will arrange for physicians to manage these cases.
Moreover, in anticipation of major events and according to the Régie’s emer-
gency plans, all health institutions must have their own emergency plans, and
other groups will also contribute.
During the influenza season: distinguish between influenza-like ilness (ILI) and anthrax*
Incidence
Causal(s) agent(s)
Rhinorrhoea
Nasal congestion
Sore throat
Dyspnea
Chest or pleuritic pain
Nausea
Vomiting
Abnormal chest X-ray
Immunisation
ILI

of bioterrorism
Association
des Médecins
Omnipraticiens
de Montréal
A publication of the Direction de la santé publique
de Montréal-Centre in collaboration with the Association
des médecins omnipraticiens de Montréal,
as part of the Prévention en pratique médicale programme
coordinated by Doctor Jean Cloutier.
This issue is produced by the
Infectious Disease Unit.
Head of the Unit: Dr. John Carsley
Editor-in-chief: Dr. Monique Letellier
Editor: Blaise Lefebvre
Graphic design: Manon Girard
Translation: Sylvie Gauthier
Texts by: Dr. Robert Allard
Dr. Anne Bruneau
Dr. Mylène Drouin
Contributors: Lucie Bédard
Jocelyn Lavigne
Luc Lefebvre
Dr. Paul Le Guerrier
Dr. Louise Valiquette
Dr. Jean-Pierre Villeneuve
1301 Sherbrooke East, Montréal, Québec H2L 1M3
Telephone: (514) 528-2400

Email:

• Make the situation less alarming by putting it in the
current context.
• Provide support to the patient and make sure he or
she is getting enough support from people around
him or her.
• Remember that although medication can help reduce
certain symptoms of anxiety, insomnia and repressed
depression, it cannot in any way replace therapy,
which is based on talking and support.
• If some children are fearful, reassure them that you
love them and will take care of them.
• Do not criticise regressive behaviour in children.
• If bedtime becomes difficult, take a bit more time
and reassure them; suggest leaving a night light
on, if needed.
• Try as much as possible to maintain the family’s
daily activities and routines.
• Parents should take care of themselves so they can
take care of their children…
Given adequate support, most children and adoles-
cents will recover almost completely within a few
weeks from the fear and anxiety they felt. Others will
need more help: those who have prolonged problems-
—longer than a month—and present all or some of
the symptoms of post-traumatic stress disorder. They
may require the help of a specialist.
Excerpts from the “Prévention en pratique médicale”
issues published on the Public Health Department’s web
site:
www.santepub-mtl.qc.ca.

The only people who know the names of the individual
about whom the report is filed are the data entry clerk
and the physician or nurse who is following up on the
case. These people, as well as all Infectious Diseases
Unit personnel, have signed an oath of confidentiality.
Moreover, all data entry, computer analysis, and filing
procedures conform to the rules of the Access to
Information Commission.
What about a child’s reaction? What advice can we
give parents ?
Reactions to psychologic trauma may appear immediate-
ly after the traumatic event or several days or weeks
later. A common reaction is the fear that a similar event
may reoccur. Other reactions vary according to the
child’s age (fear, regressive behaviours, agitation, sleep
problems, etc.)
Family physicians will not always be asked to intervene
directly with traumatised or anxious children and ado-
lescents. Although they may not intervene directly,
physicians can give valuable advice to parents and other
adults who are close to these children and adolescents :
• Explain the event and its aftermath as well as you can.
• Limit the frequency and duration of exposure to hor-
rific television images, especially for younger children.
• Encourage children to talk about their feelings but do
not force them. Give them the time to do it, and listen
without passing judgement. Do not expect them to be
brave. Help younger children find the words that
express their feelings.
• Help them understand that it is normal to feel upset

- diphtérie (032) · oculaires (076, 077.0) (035.0, 038.0, 038.2, 041.0, 041.2, - rubéole (056)
- fièvres typhoïde (002) · pulmonaires (483) 320.2, 481, 482.3, 711.0, 728.0, 730.2, - rubéole congénitale (771.0)
et paratyphoïde (002) 785.5, 998.5) - scarlatine (034.1)
- hépatite virale (070) - Infections à
Haemophilus influenzae
: - légionellose - tétanos (037)
- herpès néonatal (054) - méningite (320.0) - lèpre (030) - toxi-infection alimentaire (005)
- bactériémie (038.4) - oreillons (072) - tuberculose (010-018)
- autres formes envahissantes (041.5) - poliomyélite (045)
Intoxications par :
- benzène (982.0) - monoxyde de carbone (986) · cyanure (989.0) · dioxyde (gaz) (987.3)
- béryllium et ses composés (985.3) - nitro et amino dérivés du benzène, · mixte (989.4) · hydrogène (987.8)
- chlore et ses composés phénol et leur homologues · organochloré (989.2) · médicinal (onguent) (976.4)
· chlore gazeux (987.6) · vapeur (987.8) · organophoshoré (989.3) · pesticide (vapeur) (989.4)
· composé (983.9) · solvants (982.9) · strychnine (989.1) · vapeur NCA (987.8)
- chrome et ses composés (985.6) · non solvants (989.9) · thallium (985 8) - vapeurs nitreuses
- cuivre, nickel et zinc (985.8) - phosphore et ses composés (983.9) · maladie des ouvriers de silo (506.9)
- fluor (987.8) - pesticides - souffre et ses composés · oxyde nitreux (968.2)
- hydrocarbures chlorés · vapeur (989.4) · soufre (989.8) · oxyde nitreux non anesthésique (987.2)
· solvants (tétrachlorure de carbone) (982.1) · arsenic (985.1) · acide sulfurique (989.1) · oxyde nitrique (987.8)
· non solvants (989.2) · carbamate (989.3) · sulfure de carbone (982.20
· chlore (989.2)
· composite précisée NCA (989.4)
À DÉCLARER À L'AIDE DE LA FORMULE AS-771 (AS-757 - sida) AU DIRECTEUR DE LA SANTÉ PUBLIQUE DE VOTRE TERRITOIRE DANS LES 48 HEURES :
- chancre mou - infection gonococcique - syphilis
- granulome inguinal - lymphogranulomatose vénérienne - sida
à signaler immédiatement dès un soupçon dinfection, y compris le charbon et la tularémie à déclaration obligatoire par le laboratoire


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